Histoire de Cottens

Notre petit village est déjà mentionné sous le nom de Chotens en 1041 puis Cotens. Il formait une petite seigneurie dans le ressort de la grande baronnie de Cossonay.

Au milieu du XIIème siècle un seigneur Allold, appartenant peut-être à la famille de Cossonay, donna au prieuré de Romainmôtier un lunage à Cottens. L'abbaye du Lac de Joux y possédait la dîme de la Fully (vers Forel). 

Au XIVème siècle, apparaissent quelques membres d'une famille féodale portant le nom de la localité. A la même époque, la terre de Cottens appartenait à la famille de Châtillon (en Michaille, entre Bellegarde et Nantua) à Pierre Gudiber, puis à son fils Nicod, puis à ses petits fils Antoine et Louis, qui la reconnurent vers la fin du XIVème siècle. Antoine possédait à Cottens en 1419, une maison forte avec des fossés.

Agnès de Châtillon, fille d'Antoine, porta cette seigneurie dans la famille Mestral par son mariage avec Claude Mestral de Vincy. Jacques Mestral, fils du précédent la possédait en 1496. En 1542, Pierre Mestral, fils de Jacques, était seigneur de Cottens. Il hérita bientôt après de la belle terre de Vufflens-le-Château, de Philibert de Colombier, mort sans postérité.

Ce riche héritage n'empêcha pas le désordre de s'introduire dans ses affaires; des dettes nombreuses le forcèrent à faire discussion d'une partie de ses biens. La grange de Cottens dut être vendue à Noël Gervex, le 13 février 1558, pour le prix de 558 écus d'or. En 1560, cette propriété fut remise à François Mestral, fils du discutant, et à Nicolas Crinsoz, châtelain de Cottens.

Ce dernier était déjà en possession des biens seigneuriaux et ruraux qui lui furent vendus par François Mestral et Eve Pollens, sa femme. Enfin, en 1573, il acquit la maison forte et la juridiction de Cottens et devint ainsi seigneur de ce lieu. Ses descendants ont continué à posséder la seigneurie jusqu'à la Révolution de 1798. Cette famille posséda, jusqu'à la fin du XIXème siècle, le château et le domaine rural. En 1841, le château fut détruit par le feu. Les dépendances aménagées en maison de maître, c'est le château actuel. Le château et le domaine appartinrent ensuite aux familles Paquier, Hostetller, puis Pittet qui l'habite actuellement.

Armoiries

L'écusson de la commune porte la croix de St-André qui figurait dans les armoiries de la famille Crinsoz de Cottens, de 1573 à 1798.
D'azur au sautoir ancré d'argent, accompagné en chef d'un épi de blé, aux flancs de deux étoiles et en pointe d'un croissant, le tout d'or.
Dans le cadre de l'ancienne baronnie de Cossonay, le village de Cottens formait autrefois une petite seigneurie, que la famille Crinsoz posséda de 1573 à 1798. En souvenir de ses anciens seigneurs, la commune adopta en 1922 les armoiries des Crinsoz de Cottens, en remplaçant leur fleur de lys par un épi de froment.

 

Le Château de Cottens

Le château actuel date de 1642. Il fut au milieu du 19ème siècle une école d'agriculture. Des plans font foi de ce projet. En 1985 le Service des Monuments historiques et archéologiques du canton de Vaud a pu photographier par avion les traces du château féodal de Cottens, sur la route de Vullierens. On distingue très nettement sur ces documents les traces de l'ancien fossé aux angles arrondis, avec à l'intérieur, le donjon et le mur de défense. Au début de notre siècle, le château, la demeure des Bussy actuellement Chevalley, le bâtiment appartenant à Mme Hanneke van Mesdag ainsi que la demeure du vétérinaire, M. Gentet, étaient devenues des pensions. Des vieilles cartes postales en témoignent.
 

Le premier temple

Il datait de 1684 et c'est sur ses bases que notre église fut reconstruite en 1893.

 

Chronique postale de Cottens (1955)

Le 3 janvier 1820, il est accordé au Sieur Gabriel Pinguely quatre francs pour tenir le bureau aux lettres pendant l'année 1820, à condition qu'il ait soin de faire passer les lettres de suite à leurs adresses.
Premier titulaire Alfred Decollogny de 1872 à 1888. Jean-Louis Challet jusqu'en 1911, puis sa fille Elise jusqu'en 1951. Elle assura le service postal pendant les deux mobilisations et pendant 40 ans. En 1951, c'est Mlle Georgette Rairoux qui continue jusqu'en 1986 où M. Bernard Zurflüh, ancier postier, reprend le flambeau. Premier dépôt de poste au centre du village en 1872, en 1888 transfert dans l'actuelle menuiserie Barbay, en 1951 dans la maison Rayroux puis en 1988 dans les locaux actuels.
Le premier appareil téléphonique fut installé chez M. Bussy en 1911.